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Introduction : Le port d’une prothèse amovible crée un environnement sous-prothétique favorable à la formation de biofilms multirègnes, impliqués dans la stomatite prothétique. L’interaction entre la muqueuse, la salive et le biofilm, soumise aux contraintes mécaniques et tribologiques de la prothèse, demeure insuffisamment caractérisée.
Objectif : Analyser les propriétés physiques et biomécaniques de l’interface salive–muqueuse–mycofilm sous une base prothétique en résine acrylique.
Matériels et méthodes : Une revue systématique a été conduite selon PRISMA 2020 et enregistrée dans PROSPERO (CRD420251052219). Une recherche électronique et manuelle a été réalisée dans PubMed/MEDLINE, Scopus, Web of Science, Embase et Cochrane Library (2000–2025). Les études portant sur les porteurs de prothèses amovibles et analysant la composition, la structure ou les propriétés mécaniques des biofilms prothétiques ont été incluses.
Résultats : La muqueuse, de comportement viscoélastique, participe à la distribution des contraintes, tandis que la salive assure des fonctions de lubrification et d’adhésion. Les mycofilms, riches en substance polymérique extracellulaire (EPS), présentent des propriétés viscoélastiques favorisant leur déformation, leur cohésion et leur résistance aux contraintes mécaniques et aux mesures d’hygiène. Les interactions dynamiques entre ces composantes favorisent la colonisation microbienne et la persistance de l’inflammation, contribuant à la stomatite prothétique.
Conclusion : Les propriétés viscoélastiques et interfaciales des mycofilms favorisent leur persistance sous les bases prothétiques. L’hygiène prothétique demeure essentielle.
