Clinique

2026 - De la position thérapeutique à la réhabilitation bimaxillaire : un flux numérique unidirectionnel guidant une réhabilitation par implants sous-périostés


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Participants

AVEC LA PARTICIPATION DE :

Florent DESTRUHAUT, Jessica CHALOUP, Sarah COUSTY, Antoine DUBUC
Résumé :

Contexte : La réhabilitation de l’édenté complet bimaxillaire atrophique par greffes osseuses ou implants zygomatiques reste complexe et à risque. Les implants sous-périostés sur mesure connaissent un renouveau (survie ~95,8 % à 20 mois), mais les données fonctionnelles restent quasi absentes de la littérature.


Objectif : Décrire un protocole intégrant la détermination neuromusculaire de la position thérapeutique à une réhabilitation bimaxillaire par implants sous-périostés purs posés en une unique séance chirurgicale sous anesthésie générale, et objectiver son résultat fonctionnel par électromyographie de surface (EMG).

Cas clinique : Patient de 65 ans, édenté complet bimaxillaire, BPCO stabilisée, atrophie osseuse sévère (Cawood et Howell V-VI). Un EMG initial sous prothèses existantes objective un recrutement massétérin quasi nul. Une neurostimulation transcutanée (TENS) permet d’enregistrer une position thérapeutique, validée par un second EMG sous prothèses transitoires équilibrées. La cinématique mandibulaire est enregistrée (Modjaw), avant transfert chirurgical pour permettre l’équilibration occlusale des bridges au laboratoire. Des implants sous-périostés sur mesure sont posés aux deux arcades en une séance, avec maintien peropératoire de la relation inter-arcade validée.

Résultats : À 5 mois, le recrutement massétérin en occlusion d’intercuspidie maximale passe de 0 à 40-49 μV, l’activité tonique posturale de repos diminue de 45 à 92 %, et l’amplitude d’ouverture buccale progresse de 23,7 à 28,5 mm.

Conclusion : La détermination et la validation prothétique de la position thérapeutique par électromyographie avant la chirurgie conditionnent la sécurité et la reproductibilité d’une réhabilitation implantaire bimaxillaire en une intervention sous anesthésie générale. Ce cas constitue, à notre connaissance, le premier rapport fonctionnel d’implants sous-périostés purs posés aux deux arcades simultanément.